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INDICATIONS ISLAMIQUES
QUI ? / OÙ ? / QUAND ? / COMMENT ? / POURQUOI ?


Pour les musulmans, le Coran (Qur’án ) est la parole même de Dieu (Alláh) (50), révélée par l’intermédiaire de l’ange Gabriel au Prophète Muhammad, qui la restitua intégralement. C’est vers l’an 610 Ap JC que Muhammad, alors commerçant notable de la ville arabe de la Mecque, eut Sa première révélation dans une caverne du mont Hirá, où Il se retirait fréquemment pour prier et jeûner. La révélation du Qur’án continua jusqu’à la mort du Prophète (632 Ap JC), avec des pauses irrégulières. Le Prophète Muhammad répétait la Parole Divine à Son entourage, qui en apprenait par cœur la prose rythmée et rimée, ou la notait sur les supports les plus divers (tels que morceaux de cuir, os plats de chameaux, tessons de poteries ou tiges de palmes...). C’est le Prophète lui-même qui indiquait la place que devait prendre dans le Qur’án chaque nouveau verset révélé. Il avait l’habitude de réciter durant le mois de Ramadán l’intégralité des versets déjà révélés : la tradition dit que lors du mois de Ramadán précédant la mort du Prophète, l’ange Gabriel Lui fit réciter deux fois le texte entier pour qu’il n’y ait pas de doute possible. C’est le calife ‘Uthmán (644-656 Ap.JC) qui réalisa la mise en forme définitive du texte en confrontant tous les témoignages des compagnons du Prophète et les écrits conservés. Le Qur’án se divise en 114 chapitres (súrih), classés par ordre de longueur décroissante (sauf le premier), et qui se subdivisent en plus de 6200 versets (‘áyát).

Dans l’islam, le mot Sunna (tradition) traduit la manière dont le prophète Muhammad vivait Sa vie. Cette tradition est la seconde source de la jurisprudence islamique, la première étant le Qur’án, et les deux sont indispensables pour pratiquer l’islam. Un Hadíth est un rapport des actes et des paroles du prophète Muhammad, dont la validité est appréciée selon la qualité de la chaîne de transmission.

Comme toutes les grandes religions monothéistes, l’islam attend le "Jour du Jugement" (Yawmu’l Dín) celui de la grande nouvelle, de la rencontre avec Dieu, du rassemblement et de la résurrection pour tous les hommes (Al Qíyámah) (51). Parmi les grands et terribles événements qui devraient accompagner et annoncer ce jour, se trouve la venue de Al-Mihdí (Mehdi) et de Al-Masíh (Messie). Quelles informations peut-on trouver dans le Qur’án et la tradition ?

 

QUI  ?  : Deux prophètes humains successifs, Al Mihdí et Al Masíh ‘Ísá bin Maryam. Δ


Une tradition rapporte que Dieu apparaîtra successivement deux fois aux hommes au Jour de la Résurrection et que ceux–ci ne le reconnaîtront pas la première fois (52). Compte tenu que Dieu est pour les musulmans au-delà de toutes limite, description, perception ou compréhension humaines, comment peut-on concevoir que les hommes verront leur Seigneur aussi clairement que le soleil ou la pleine lune dans un ciel sans nuages ? (53)

On peut trouver une explication dans le fait que le prophète est le seul intermédiaire possible entre l’homme et Dieu (54) : celui qui a vu le prophète a vu Dieu (55) et celui qui l’a suivi a suivi Dieu (56). Cette double apparition divine serait donc en fait la venue successive de deux humains messagers de Dieu, que la Tradition annonce très clairement : Al-Mihdí (le Bien Guidé) et Al-Masíh (le Messie) qui est en fait le retour de Jésus fils de Marie (‘Ísá bin Maryam) (57).

A ) AL-MIHDÍ (le bien guidé) pour les sunnites, AL-QÁ’IM (celui qui se lève) pour les chiites Δ

Les traditions islamiques indiquent que Al-Mihdí sera un jeune homme vertueux, musulman descendant de Muhammad, que Dieu transformera en une nuit et qui régnera 7 ans en ramenant la justice sur terre. (58) Mais Il ne sera pas reconnu et sera persécuté (59)

B ) AL MASÍH ‘ÍSÁ BIN MARYAM, ou le retour de JÉSUS FILS DE MARIE : Δ

Après lui viendra Jésus fils de Marie, un homme important dans ce monde et dans l’autre, qui restera 40 ans sur terre après son retour, se mariera et engendrera des enfants. Il sera reconnu par les hommes et restaurera la vraie religion, la paix et la prospérité. (60)

C ) MUHAMMAD EST LE "SCEAU DES PROPHÈTES" : Δ

Mais comment concilier la venue de ces deux messagers de Dieu avec le verset du Coran où il est écrit que  Muhammad est le "Sceau des Prophètes" ( Khatam-al-Nabíyín) ? (61) En réalité, le mot arabe utilisé dans ce verset pour "prophète" est Nabí (c’est à dire l’avertisseur ou prophète mineur qui prédit l’avenir) et non pas Rasúl (le messager porteur du livre saint)(62).

Si le Prophète Muhammad "authentifie" (ce qui est aussi la fonction d’un sceau) les prophètes du passé, Il n’est pas le dernier envoyé de Dieu, et s’Il se compare à la dernière brique parachevant l’édifice construit par Dieu à l’aide des prophètes du passé (63), rien n’empêche Dieu de construire de nouveaux édifices, voire même toute une ville, car la Révélation et la Grâce de Dieu sont inépuisables (64). Ainsi le Coran montre clairement que d’autres messagers divins seront envoyés aux hommes après Muhammad (65), et la tradition annonce la venue de Al-Mihdí et de Al-Masíh ‘Ísá bin Maryam au Jour de la Résurrection.
 

OÙ ?  :  Au Moyen-Orient Δ


Bien que le Jour du Jugement, de la Rencontre avec Dieu, soit universel et concerne toute l’humanité, beaucoup d’événements auront lieu, d’après la Tradition, au Moyen-Orient (66)  :

a ) en Arabie, où le Mihdí se rendra à La Mecque

b ) dans la grande Syrie, où apparaîtra le Masíh ‘Ísá bin Maryam

c ) en Palestine, où Al-Masíh ‘Ísá bin Maryam combattra l’Antéchrist (Dajjál). Une mention spéciale est réservée à la ville de ‘Akká (Saint Jean d’Acre), qui est située dans la plaine du Saron près du Mont Carmel et à la frontière entre la Syrie et la Palestine. (67)


QUAND ? :  en l’an 1260 Ap.H ( soit l’année 1844 Ap.JC) Δ


L’Heure du Jugement est inéluctable, déjà fixée et proche (68). Elle était déjà annoncée par Dieu à Moïse et les signes avant-coureurs en sont déjà venus (69). Mais la plupart des hommes n’en ont pas conscience et les autres ne peuvent en connaître le moment avec certitude (70), car ce savoir n’appartient qu’à Dieu seul (71) .

Mais certaines traditions islamiques, en particulier celles des écoles chiites basées sur la valeur numérique de certains mots calculées avec l’alphabet Abjad, indiquent que la date pourrait en être l’année 1260 après l’Hégire, soit l’année 1844 du calendrier grégorien :

a ) par exemple, les traditions faisant allusion à l’an 60 (72)

b ) l’interprétation du verset 5 de la 32ème sourate du Coran est basée sur le fait que le mot arabe Al Amr (décret) équivaut à 272 selon l’alphabet Abjad, et qu’il s’est écoulé 272 ans entre la révélation faite au Prophète Muhammad (12 Av. H) et la disparition du 12ème Imám (260 Ap.H). Le Jour du Jugement est donc fixé à 260 + 1000 (soit l’année 1260 Ap.H), car Dieu établit la Religion en 272 ans, puis la fait revenir 1000 ans après.

c ) L’interprétation du verset 78 de la 17ème sourate du Coran est qu’il faut accomplir la prière rituelle musulmane depuis le déclin du soleil (qui symbolise la mort du Prophète) jusqu’à "l’obscurcissement de la nuit" (en arabe Ghasaqul-Layl, dont la valeur peut être calculée à 1260). Après cette période le soleil (qui symbolise le prophète) réapparaîtra donc en 1260 ou 1261 Ap.H

Il est à noter que, d’après certaines traditions, cette époque coïncidera avec le retour des juifs en Palestine, qui y seront rassemblés avant de disparaître.
 

COMMENT ? :  par des "événements cataclysmiques" Δ


A ) RENOUVELLEMENT DE LA TERRE ET DU CIEL : Δ

D’après le Coran et la Tradition, le Jour du Jugement sera annoncé et accompagné par des événements cataclysmiques qui affecteront le ciel (73) , le soleil la lune et les étoiles (74), la mer et la terre avec ses montagnes (75), et aboutiront à une nouvelle création (76) .

B ) BOULEVERSEMENTS DES SOCIÉTÉS HUMAINES : Δ

De même, de grands bouleversements surviendront dans les sociétés humaines, tels que violences et conflits (77), disparition du savoir et de la foi (78), jugement de tous les hommes qui seront répartis entre le Paradis et l’Enfer (79), et destruction de l’humanité qui sera finalement ressuscitée par Dieu (80), qui apparaîtra dans les nuées avec ses anges (81) .

Faut-il comprendre ces textes littéralement ou symboliquement ? Si on choisit une lecture littérale comment expliquer que l’univers sera détruit mais que ceux qui entreront au Paradis pour l’éternité hériteront de la terre ? (82). Plutôt qu’une mort physique suivie d’une résurrection des corps, ne vaut-il pas mieux envisager le passage spirituel de l’ignorance/mort à la connaissance/vie, comme l’évoquent certains versets du Coran ? (83)

Pour lire les explications sur ce symbolisme, reportez-vous au chapître "Signes dans le Ciel..."

POURQUOI ? : pour rétablir la vraie religion, la paix , la justice et la prospérité. Δ


La Tradition rapporte que Al-Mihdí rapportera sur la terre la justice qui avait disparu et qu’Il guidera la prière des musulmans (84). Lors de son retour, Jésus instaurera la paix et la prospérité; Il rétablira la vraie religion, l’Islam, qui remplacera toutes les autres et sera embrassée par toute l’humanité (85).

A ) QU’EST– CE  QUE  L’ISLAM ? : Δ

Le Coran révèle que l’unique religion de Dieu à travers les temps est l’Islam et que celui qui soupire pour une autre religion que l’Islam est dans l’erreur (86). Mais qu’est-ce au juste que l’Islam ?

Etymologiquement, le mot arabe islám a la même racine SLM que les mots "paix" et "soumission ". Le vrai musulman est celui qui est "pacifié" avec lui-même, les autres hommes et Dieu, et qui est entièrement "soumis à la volonté divine" (Muslim).

Le Coran indique que des hommes qui n’ont jamais connu le Prophète Muhammad, ni été soumis à la loi religieuse qu’Il révéla, étaient pourtant bien des musulmans (Muslim), des hommes "soumis à la volonté divine" : ainsi en fut-il de Noé et d’Abraham (87), de Jacob et de ses fils (88), de ceux qui suivirent Moïse (89), des apôtres de Jésus (90), et d’une manière générale tous ceux qui acceptent sur la base des écrits sacrés antérieurs le message révélé de Muhammad (91).

Donc tout homme qui accepte le message révélé pour son époque par l’envoyé de Dieu peut être qualifié de Muslim "soumis à la volonté divine", même si ce message diffère dans sa forme de ceux révélés antérieurement (92). On peut ainsi penser que ceux qui suivront l’enseignement de Jésus lors de son retour pourront être appelés "Muslim" car, comme tous les envoyés de Dieu, Il enseignera fondamentalement la soumission à la volonté divine (islám).

B ) QUELLE EST LA MEILLEURE COMMUNAUTE ? : Δ

Puisque, selon le Coran, l’Islam est une religion parfaite (93) et que les musulmans sont la meilleure des communautés (94), comment peut-on expliquer qu’elles se dégraderont au point de nécessiter un rétablissement par Jésus lors de son retour ?

Ne pouvant créer autre chose que la perfection, Dieu a en fait révélé par chacun de Ses messagers la religion parfaite pour l’époque (95) et a fait de ceux qui l’ont embrassée la meilleure des communautés humaines pour cette époque (96). Il passa une alliance avec chaque prophète et, à travers eux, avec chaque communauté (97).

Mais le Coran montre que chaque communauté a successivement rompu le pacte (98), s’est divisée (99), et a rejeté les messagers qui lui ont été envoyés ultérieurement (100), soit par ignorance et orgueil (101), soit par servilité aux puissants ou aux traditions ancestrales (102), soit par ce que le messager ne correspondait pas à leurs attentes (103).

Chaque communauté a été mise à l’épreuve (104) pour savoir si elle suivait l’esprit vivant ou seulement le lettre morte du message divin : ainsi, Noé annonça plusieurs fois le déluge avant qu’il n’advint (105), Moïse était un assassin (106), Jésus n’avait pas de père (107), et Muhammad changea brutalement la direction de la prière (108). Quelle pourra bien être l’épreuve imposée aux hommes pour qu’ils rejettent Al-Mihdí ? (109)

Le Coran avertit les musulmans que s’ils veulent rester la meilleure des communautés, ils ne doivent pas suivre les voies de celles qui les ont précédés dans l’erreur, la négation et la division (110), sinon Dieu se choisira un autre peuple (111). Dans la Tradition, le Prophète Muhammad avertit les musulmans qu’ils suivront pas à pas ceux qui les ont  précédés (112) : à l’Heure du Jugement il ne restera de l’Islam que le nom et les vrais croyants (Muslim) seront très rares (113).

Voilà pourquoi Al-Masíh ‘Ísá bin Maryam (Jésus fils de Marie, dont les chrétiens attendent également le retour) reviendra pour rappeler à l’Humanité ce qu’est vraiment la religion de Dieu (islám) en supprimant au besoin certaines lois anciennes qui n’auront plus lieu d’être, telles que celle de la "guerre sainte" (jíhad) ou la taxe de capitation (jiziah) due par les "gens du Livre protégés" (dhimmis). Et cet islám-là sera accepté par l’ensemble de l’humanité, qui deviendra alors la meilleure de communautés (114).

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