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RECONNAÎTRE  AUX  FRUITS
Glorifier le Christ / Expliquer les Livres Saints / Annoncer l'Avenir / Etablir le Royaume de Dieu



Jésus-Christ conseilla à Ses disciples de se garder des faux prophètes qui viendront sous l’aspect de brebis mais seront en fait des loups, et Il leur révéla que c’est à leurs "fruits" qu’on les reconnaîtra (181). Mais les miracles ne peuvent être considérés comme des preuves dignes de foi car, d’après les Evangiles, même les faux prophètes peuvent en faire (182). Que fit donc Bahá’u’lláh et quels "fruits" donna cet "Arbre de Vie" ?

IL  GLORIFIA  LE  CHRIST  ET  RAPPELA  SES  ENSEIGNEMENTS

Bahá’u’lláh porta toujours témoignage de la nature sacrée de Jésus-Christ, de Sa mission et de Ses actes (183). Il fit de même pour tous les autres messagers divins tels que : Adam (le plus ancien dont l’humanité se souvienne), Krishna, Abraham, Moïse, Zoroastre, Bouddha, Muhammad, le Báb, et d’autres encore... Il proclama ainsi l’unité fondamentale des religions et des prophètes malgré leurs apparentes différences. (184)

Selon les enseignements de Bahá’u’lláh, l’homme ne peut connaître Dieu directement car ce qui est imparfait et limité ne peut concevoir l’Infinie Perfection (selon la tradition : "la voie est fermée et la recherche est interdite"). C’est pourquoi Dieu envoie Ses messagers pour guider et éduquer graduellement les hommes (185). Ainsi, Dieu devient visible, audible et compréhensible aux hommes par Ses messagers (186), et c’est bien le même "Soleil de Vérité" qui se manifeste dans différents "miroirs" selon une puissance adaptée aux temps, aux lieux et aux hommes (187).

Chaque envoyé divin proclame, à Son tour, le même message fondamental (188) mais en apportant de nouvelles lois, meilleures et mieux adaptées aux besoins de l’humanité de son époque que celles des révélations antérieures (189).

IL  EXPLIQUA  LES  LIVRES  SAINTS  ET GUIDA  À  LA  VÉRITÉ Δ

Durant toute la durée de Sa mission, Bahá’u’lláh écrivit une multitude (d’après Lui, l’équivalent de cent volumes) de lettres, de tablettes, et de livres en persan et en arabe, dont on conserve soigneusement les originaux dans les Archives du Centre Mondial Bahá’í, situé sur le mont Carmel, en Terre Sainte.

Dans le Kitáb-i-Íqán (le "Livre de la Certitude", écrit en 48 heures, en 1861), Il explique les significations des prophéties bibliques et islamiques (190).

Dans le Kitáb-i-Aqdas (le "Livre le Plus Saint", 1873) et les tablettes complémentaires qui le suivirent, Il donne des lois pour que la société puisse guérir de ses maux et se développer à l’échelle planétaire dans la paix, l’unité et l’harmonie (191).Tout comme une graine minuscule contient en puissance l’arbre le plus parfait avec toutes ses branches, ses feuilles, ses fleurs et ses fruits, ce plan divin fera naître peu à peu une nouvelle société d’une inconcevable grandeur.

Contrairement aux précédentes révélations divines, il ne peut y avoir de doute sur l’authenticité et la signification des écrits bahá’ís, car nous possédons à la fois les manuscrits originaux et leurs commentaires par des personnes autorisées (‘Abdu’l-Bahá’, fils et successeur désigné de Bahá'u'lláh, et Shoghí Effendí, l’arrière petit-fils de Bahá'u'lláh, nommé "Gardien de la Foi de Dieu"). (192)

IL  "DÉTRÔNA  LES  ROIS"  ET  ANNONCA  LES  ÉVÉNEMENTS  À  VENIR Δ

Alors qu’Il était à Andrinople en 1867, Bahá’u’lláh écrivit aux chefs politiques et religieux pour proclamer Sa mission et les exhorter à agir selon les lois de Dieu. Mais la plupart d’entre eux négligèrent ou même rejetèrent avec mépris Ses avertissements. A cause de cela, Bahá’u’lláh prophétisa le malheur et la chute des empires russe, français, allemand, autrichien, turc, ainsi que du Sháh de Perse. Tout se réalisa bientôt comme promis (193). Bahá’u’lláh déclara que l’équilibre du monde s’est trouvé rompu par la vibrante action du nouvel et très grand ordre mondial qu’Il annonce. (194)

IL  INSTAURERA  LE  "ROYAUME DE DIEU"  SUR  TERRE  Δ

La prophétie du neuvième chapitre d’Esaïe (195) correspond plutôt à Bahá’u’lláh qu’à Jésus-Christ, car le gouvernement n’était pas sur les épaules de Jésus (196) qui n’a pas dit être le "Prince de la Paix" (197), ni le "Père Eternel", ni le "Tout Puissant". Mais tous ces noms étaient des titres de Bahá’u’lláh, sur les épaules de qui repose le gouvernement du monde et la paix universelle grâce aux lois que Dieu fit connaître dans le Kitáb-i-Aqdas (le "Livre le Plus Saint") pour établir à jamais le bonheur de l’humanité dans Sa foi et Son alliance (198). Comme il est écrit dans la Bible, le message de Bahá’u’lláh ne parle de rien d’autre que de paix, d’amour, d’unité et de justice, et il réalisera  bientôt le "Royaume de Dieu", dans le cœur des gens comme dans le monde. (199)

A ) AMOUR : Δ

Les prophètes de tous les temps ont proclamé que l’amour de Dieu et de son prochain est à la base des enseignements divins (200). Dans la cinquième "Parole Cachée" (1ère partie), Bahá’u’lláh indique que l’amour est un canal indispensable entre l’homme et son Créateur. Si l’homme n’aime pas Dieu, il se prive lui-même en retour de l’amour divin qui est pourtant toujours et partout présent (201). Jésus dit que l’on reconnaîtra Ses disciples à l’amour qu’ils se portent les uns envers les autres (202), mais Bahá’u’lláh ajoute que cet amour doit être universel car le temps est venu où la terre doit être considérée comme un seul pays et l’humanité comme une seule famille (203). Par ailleurs, Bahá’u’lláh a formellement proscrit l’usage de toute violence dans le domaine religieux (204).

B ) UNITÉ : Δ

L’unicité de Dieu, transcendant créateur de toute chose et à jamais incompréhensible à l’homme. (205)
L’unité des prophètes qui reflètent tous la même "lumière divine". (206)
L’unité des religions sous des croyances et des pratiques différentes. (207)
L’unité de l’humanité, biologiquement et spirituellement, dans la richesse de sa diversité. (208)
L’unité de la science et de la religion qui recherchent la vérité par des voies différentes et complémentaires. (209)

C ) JUSTICE : Δ

Dans la seconde "Parole Cachée" (1ère Partie), Bahá’u’lláh indique que l’équité et la justice sont des dons de Dieu qui permettent à l’homme de voir et de comprendre par lui-même. Si l’homme se laisse guider par la l’équité et la justice, il pourra trouver des solutions spirituelles aux problèmes matériels, économiques et politiques (210).

Parmi les lois "sociales" bahá’íes  on peut citer :
L’égalité de tous face à la justice. (211)
L’égalité des droits sociaux de l’homme et de la femme. (212)
L’éducation pour tous (en priorité pour les filles qui seront, en tant que mères, les futures éducatrices des enfants et donc de la société. La famille étant la base de la société, l’éducation familiale joue un rôle majeur). (213)
L’abolition de l’extrême richesse et de l’extrême pauvreté. (214)
Le droit au travail pour tous. En effet, le travail est nécessaire à la bonne santé de l’homme et de la société. Par  ailleurs, le travail accompli dans l’intérêt général, avec bonne volonté et joie, est assimilé à une prière. (215)

On trouve dans les écrits bahá’ís une distinction entre les lois qui concernent l’individu et celles qui concernent la société : la conduite de l’individu doit être basée sur l’amour, la compassion et le pardon (216), tandis que celle de la société doit être basée sur la récompense et la punition selon la justice, car la société a le devoir de protéger ses membres.(217)

D ) P A I X : Δ

Bahá’u’lláh annonce une ère de paix universelle et durable (218) qui s’établira progressivement grâce à :
L’établissement d’un gouvernement et d’un tribunal supranationaux. (219)
Une confédération des nations basée sur la consultation commune et le vote démocratique. (220)
Le désarmement généralisé à l’exception d’une force internationale pour assurer la paix. (221)
La protection et la gestion adéquate des ressources naturelles de la planète.
L’adoption d’une langue auxiliaire commune et universelle, ainsi que d’une écriture commune. (222) Bien que personne ne sache quelles seront la langue et l’écriture choisies, il faut cependant signaler qu ‘Abdu’l-Bahá et Shoghí Effendí estimaient hautement l’Espéranto et exhortèrent les bahá’ís à l’apprendre. (223)

E ) RECHERCHE  PERSONNELLE  DE  LA  VÉRITÉ : Δ

Bahá’u’lláh insiste pour que les hommes, maintenant parvenus à la maturité, ne suivent plus aveuglément les traditions du passé et leurs gardiens, mais ouvrent les yeux et les oreilles pour forger leur jugement par eux-mêmes, indépendamment et sans peur, afin de rejeter toute forme de préjugé et de découvrir la vérité. (224)

Les écrits bahá’ís expliquent qu’il existe quatre voies pour s’assurer de la réalité et de la véracité de quelque chose : la perception des cinq sens, la déduction de la raison, la tradition (ou l’expérience d’autrui), et l’intuition (l’inspiration). Elles sont très imparfaites prises séparément, mais le sont beaucoup moins utilisées ensemble. Les écrits ajoutent que seule la parole de Dieu est infaillible et que l’Esprit Saint est la première force agissante de la vie. (225)

F ) LA  COMMUNAUTÉ  BAHÁ’ÍE : Δ

En dépit de terribles et incessantes persécutions, notamment dans son pays d’origine (226), la foi bahá’íe se répandit à travers le monde entier et est actuellement la religion la plus répandue, géographiquement, après le christianisme (227). En 1992, elle était présente dans 232 pays ou territoires et réunissait environ six millions d’hommes et de femmes de toutes origines nationales,sociales, raciales ou religieuses, car chacun peut trouver dans la foi bahá’íe l’épanouissement de son héritage culturel et religieux.

A la différence de ce qui arriva aux religions précédentes, toutes les tentatives de scission et de dérive sectaire au sein de la foi bahá’íe ont échoué, grâce aux directives claires laissées par Bahá’u’lláh concernant sa succession et la direction de la communauté après sa mort. Il décréta par testament que seul son fils aîné ‘Abdu’l-Bahá 'Abbàs (1844-1921) avait l’autorité d’interprétation de Ses écrits (228). ‘Abdu’l-Bahá fit de même envers son petit-fils Shoghí Effendí Rabbání (1897-1957) qui fut surnommé le "Gardien de la Foi de Dieu". Depuis la mort de ce dernier, plus personne ne détient cette autorité d’interprétation des écrits de Bahá’ulláh et ne peut donc imposer à autrui sa propre interprétation sans entrer en contradiction flagrante avec les enseignements de Bahá’u’lláh !

La direction des affaires de la communauté bahá’íe est devenue collégiale depuis la mort de Shoghí Effendí Rabbání. En effet, il n’y a pas de chefs religieux, ni de prêtres, ni de moines, ni d’ascètes dans la communauté bahá’íe (229) qui est dirigée par des conseils de neuf personnes élues démocratiquement aux échelons locaux, nationaux et mondial. Le centre mondial bahá'í est situé sur le mont Carmel, où siège le conseil mondial appelé "Maison Universelle de Justice" (230) qui est à la tête de l’administration bahá’íe et qui a l’autorité de légiférer là où le Kitáb-i-Aqdas est silencieux. La première élection des neuf membres de la Maison Universelle de Justice eut lieu pour le 100° anniversaire de la déclaration, par Bahá’u’lláh, de sa mission (Ridván, 1863-1963), comme il est écrit implicitement dans le livre de Daniel (231). Par ailleurs, les bahá’ís ne se mêlent pas de politique et sont respectueux des lois et des gouvernements de leurs pays. (232)

Ainsi qu’il est écrit dans les prophéties d’Esaïe, le désert entourant le Carmel est devenu une riche contrée depuis l’arrivée de Bahá’u’lláh, et de magnifiques jardins entourent les édifices du centre mondial bahá’í, ainsi que les tombeaux du Báb et de Bahá’u’lláh (233).

La foi bahá’íe est la religion de l’unité dans la diversité, par la certitude et l’amour. Les bahá’ís de toutes origines ont commencé à mettre en pratique ces enseignements, prouvant ainsi qu’ils ne sont pas une utopie mais la réalité de demain. La communauté bahá’íe s’occupe énergiquement d’éducation, d’écologie des Droits de l’Homme, de la paix, de l’amélioration de la santé et des moyens d’existence. La Communauté Internationale Bahá’íe (B.I.C.), qui représente les bahá’ís au niveau mondial, est accréditée auprès des Nations Unies (O.N.U.) en qualité d’Organisation Non Gouvernementale (O.N.G.) depuis 1948. Elle bénéficie d’un statut consultatif auprès du Conseil Economique et Social (ECOSOC) depuis 1970 et auprès de l’UNICEF depuis 1976. Officiellement associée au programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et au Service de l’Information de l’ONU, elle participe également aux travaux de l’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.) et du World Wide Fund For Nature (W.W.F.). (234)

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