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BAHÁ’U’LLÁH
Jeunesse / Révélation / Bagdad / Andrinople / Akka / Symbole


SA  JEUNESSE  Δ


Mírzá Husayn ‘Alí Núrí, surnommé Bahá’u’lláh (la "Gloire de Dieu" en arabe), naquit à Téhéran (Tihrán), capitale de la Perse, le 12 novembre 1817 (2 Muharram 1233 après l'Hégire).

Il était le fils d’un ministre du Sháh et descendant des anciens rois de la Perse, ainsi que de Zoroastre (150). Selon Sa généalogie, Il était de la postérité d’Abraham par sa troisième épouse Kétura, et de Jessé. Rappelons qu’Abraham envoya les enfants de Kétura vers l’orient et que les hébreux furent délivrés par l’empereur perse Cyrus le grand, que la Bible appelle "le berger et l’oint [messie] de Dieu" (151).

Étant renommé pour Sa piété,  Sa droiture, Sa générosité et Sa charité, Bahá’u’lláh fut surnommé le "père des pauvres". Il accepta très rapidement l’appel et le message du Báb et devint la figure centrale du mouvement  bábí.

SA  RÉVÉLATION  Δ


Le message réformateur du Báb se répandant de plus en plus en Perse, les autorités religieuses et gouvernementales – craignant pour leur pouvoir et leurs intérêts – déclenchèrent une répression féroce contre les bábís. C’est ainsi que Husayn ‘Alí Núrí fut incarcéré et enchaîné dans la sinistre prison souterraine de Téhéran appelée Síyáh-Chál (la "fosse" ou le "trou noir"). C’est là, en octobre 1852, que Dieu Lui révéla Sa mission (152).

Il prit plus tard le nom de "Bahá’u’lláh" qui signifie en arabe :  "gloire, lumière, et splendeur de Dieu". Ainsi s’accomplirent diverses prophéties :

A )  L’annonce du Báb au sujet de la venue d’un messager divin dans la neuvième année de Sa propre révélation (soit en l’an 1268-1269 Ap.H., ou 1852-1853).

B )  Des prophéties bibliques concernant :
Le nom "gloire de l’Éternel"  ou "gloire du Père" donné au "Promis" (153)
L’établissement du trône de Dieu en Élam, antique province perse. (154)
Le prisonnier qui ne mourra pas dans le cul-de-basse-fosse et annoncera la parole de Dieu (155)

C )  Des prophéties islamiques concernant l’an "69" :
L’année "69" (1269 Ap.H.), qui est, selon la tradition islamique, le temps durant lequel Dieu rénovera les peuples, les nations et la foi. (156)
"Vous connaîtrez son annonce après Hín".  Hín équivaut d’après l’alphabet Abjad à 68 (8+10+50) : or après 68 vient 69 (1269 Ap.H., année de la révélation de Bahá’u’lláh). (157)
"T, S, voici les signes du Coran". Or, d’après l’Abjad, le total de ces lettres équivaut à 69 (9+60)(158)

SON  EXIL  À  BAGDAD  Δ


Le gouvernement persan décida d’exiler Bahá’u’lláh et son entourage à Bagdad (Baghdád). Ils quittèrent Téhéran le 12 janvier 1853 (1 Rabí’u’th-Thání 1269 Ap.H.) et, à pied, dans des conditions effroyables, ils traversèrent des montagnes enneigées pour arriver à Bagdad le 8 avril 1853 (28 Jamádíyu’th-Thání 1269 Ap.H.).

Afin de méditer et de se préparer à affronter les difficultés de la mission que Dieu Lui avait confiée, Bahá’u’lláh décida de se retirer en ermite dans les montagnes du Kurdistan (Sar-Galú, près de la ville de Sulaymáníyyih) où Il resta deux années, du 10 avril 1854 (12 Rajab 1270 Ap.H.) au 19 mars 1856 (12 Rajab 1272 Ap.H.).

Il revint ensuite à Bagdad. Quelques années après, Il y proclama publiquement Sa mission divine dans les jardins de Ridván, du 22 avril 1863 (3 Dhi’l-Qa’dih 1279 Ap.H.) au 3 mai 1863 (14 Dhi’l-Qa’dih 1279 Ap.H.) (159)

Ainsi s’accomplirent d’autres prophéties ;  en effet :
* 19 ans après la venue du Báb, Sa loi fut remplacée par celle de Bahá’u’lláh (1260 et 1279 Ap.H.).
* De même que Dieu sauva les juifs à Babylone, l’humanité fut de nouveau sauvée par Lui à Bagdad. (160)
* Il s’écoula bien 1290 ans entre les proclamations publiques de Muhammad ( vers 10 Av.H. ) et de Bahá’u’lláh (1279 Ap.H.). (161)
* D’un « lieu proche », tous furent appelés à la résurrection par le "Cri de Vérité". (162)
* L’appel de Dieu retentit de la "Demeure de la Paix" ( Dáru’s Salám ) qui est un surnom de  Bagdad. (163)

SON  EXIL  DE  BAGDAD  EN  TERRE  SAINTE  ( PALESTINE )  Δ


Sa renommée s’accroissant sans cesse, Bahá’u’lláh fut exilé toujours plus loin, de l’antique Babylone (actuellement près de Bagdad) vers le pays de Canaan que Dieu promit à la postérité d’Abraham (164). Le 3 mai 1863 (14 Dhi’l-Qa’dih 1279 Ap.H.), Il quitta Bagdad et traversa l’antique Chaldée (Assyrie) (165) jusqu’à la mer Noire, pour atteindre par bateau Constantinople ( Istanbul ) le 16 août 1863 (1er Rabí’u’l-Avval 1280 Ap.H.).

Le 12 décembre 1863 (1 Rajab 1280 Ap.H.), Bahá’u’lláh fut de nouveau banni, cette fois à Andrinople (actuellement Edirne), qui est une ville située dans la partie européenne de la Turquie ottomane. C’est là qu’en 1867 Il proclama solennellement Sa mission divine aux gouvernants, aux empereurs et aux rois, aux chefs religieux et à toute l’humanité par une succession d’épîtres (Súriy-i Mulúk, Lawh-i-Sultán...). Toutes les grandes religions naquirent en Asie, mais ce fut la première fois qu’une manifestation de Dieu posa le pied sur le continent européen. (166)

Il fut enfin exilé le 12 août 1868 (22 Rabí’u’th-Thání 1285 Ap.H.) vers la Terre Sainte (Palestine), qu’il atteignit le 31 août 1868 (12 Jamádíyu’l-Avval 1285 Ap.H.), pour être incarcéré à Saint-Jean-d’Acre (‘Akká ou Akko ou ex-Ptolémée). ‘Akká était une ville pénitentiaire insalubre au nord de la Palestine (167), et cette vraie "vallée du malheur" (Acor) devint ainsi une "porte d’espérance" (168). Selon la tradition islamique, ‘Akká est une ville à qui Dieu accorde spécialement Ses faveurs (169).

SON  EXIL   À   SAINT – JEAN – D’ACRE  Δ


Bahá’u’lláh fut emprisonné durant plusieurs années dans la citadelle de cette ville, puis autorisé à vivre au dehors de cette cité-prison à partir de 1877. Il  planta à plusieurs reprises Sa tente sur le mont Carmel, le "Vignoble de Dieu" de la Bible, ainsi que sur une petite île, au milieu de la rivière près de St Jean d’Acre (Na’mayn) (170)

L’exil involontaire de Bahá’u’lláh accomplit parfaitement la prophétie de Michée ( voir la carte ) (171)

"Le jour où l’on rebâtira tes murs, ce jour-là tes limites seront reculées. En ce jour [ La connaissance de la Bible se répand dans le monde et les juifs reviennent reconstruire Israël à partir de l’avènement de Bahá’u’lláh ] on viendra jusqu’à toi de l’Assyrie [ Bagdad et l’exil consécutif ] et des villes d’Égypte, de l’Égypte jusqu’au fleuve [ Na’mayn ], d’une mer [ Noire ] à l’autre [ Méditerranée ], et d’une montagne [Sar-Galú ] à l’autre [ Carmel ]. Le pays sera dévasté à cause de ses habitants, à cause du fruit de leurs œuvres [ les juifs furent exilés 17 siècles ]. Pais ton peuple avec ta houlette, le troupeau de ton héritage, qui habite solitaire dans la forêt au milieu du Carmel. Qu’ils paissent sur le Basan et en Galaad, comme aux jours d’autrefois. Comme au jour où tu sortis du pays d’Égypte, je te ferai voir des prodiges". [ Tout comme il s’écoula 40 années de la sortie d’Egypte à l’entrée au pays de Canaan, le ministère de Bahá’u’lláh dura 40 ans (1852-1892) durant lesquels Il fut le  Bon Pasteur du Carmel et révéla des prodiges ] 

Bahá’u’lláh s’éteignit le 29 mai 1892 (à l’aube du 2 Dhi’l-Qa’dih 1309 Ap.H., huit heures après le coucher du soleil ) à Bahjí, près de St-Jean-d’Acre. Il fut enterré dans une demeure construite pour un riche commerçant arabe et où s’élevèrent des querelles à propos de l’héritage (172). Le ministère de Bahá’u’lláh dura 40 ans durant lesquels on vit les merveilles de Dieu, comme il était prédit :

symboliquement par Michée dans la Bible, comme nous venons de le voir (173)

"T, S, M, sont les signes du Coran". Or, d’après l’alphabet Abjad, T (9) + S (60) = 69 (1269 Ap.H.) et  M = 40  (1269+40 = 1309 Ap.H., c.-à-d. de 1852 à 1892). (174)

La tradition islamique indique pour sa part que Jésus-Christ vivra 40 ans lors de Son retour sur terre. Ceci est à rapprocher des 40 "jours" qu’aurait passés Jésus-Christ sur terre après Sa "résurrection". (175)

SA  SIGNIFICATION  SYMBOLIQUE  Δ


Bahá’u’lláh doit être considéré comme "l’être saint, le promis" annoncé par toutes les religions (176). Il inaugure le "cycle de l’accomplissement" dans lequel l’humanité unie et mature connaîtra son "âge d’or" :

Pour les chrétiens, Il est le retour du Christ, le 3ème "Jour de Dieu" ("malheur") de l’Apocalypse. (177)
Pour les musulmans, Il est le retour de Jésus, le deuxième "tremblement de terre" et le second "son de trompette" du "Jour du Jugement". (178)
Pour les juifs, Il est le Messie, le "prince de la paix".
Pour les zoroastriens, Il est Sháh Bahrám.
Pour les hindouistes, Il est le dixième avatar de Vishnou.
Pour les bouddhistes, Il est le cinquième Bouddha, le "Bouddha de la fraternité universelle" (Maitreya).

Bahá’u’lláh explique que le messager divin est comparable à un miroir, parfaitement poli et pur, où se  manifeste, dans toute sa splendeur, la lumière du "Soleil Divin " qui guide l’humanité et fait croître sa civilisation (179).  Mais le miroir n’est pas le soleil, et ce dernier ne descend pas, ne s’incarne pas dans le miroir !  (180)

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